Les favoris masculins du Ultra-Trail du Mont Blanc 2015 (français)

L’Ultra-Trail du Mont-Blanc 2015 semble à priori compter avec la plus grande participation de coureurs élite de ses derniers temps, voire peut-être de son histoire. Il est vrai que Kilian Jornet, déjà écarté de cette course depuis longtemps, ne sera pas présent, tout comme François d’Haene et Iker Karrera, premier et deuxième qualifiés en 2014. Néanmoins, la dispute pour le titre et le podium s’avère passionnante. Dans l’attente des retraits certains de dernière minute, faisons un récapitulatif des principaux favoris de la course qui démarrera vendredi 28 août prochain :

Favoris masculins du Ultratrail du Mont Blanc:

Luis Alberto Hernando (ESP/Adidas) – Le coureur d’Adidas est peut-être le meilleur du monde avec Kilian Jornet. Il a déjà bien montré sa force cette année en remportant des courses comme la Transvulcania ou l’Ice Trail Tarentaise fin juillet, date à partir de laquelle il semble s’être consacré à préparer l’UTMB. Il est vrai qu’il ne s’agit pas d’un coureur habitué à courir des distances supérieures à 100kms, mais il faut dire à son avantage qu’il connait l’épreuve française, où il fit preuve de sa grande forme l’année dernière, et disputa une place sur le podium jusqu’à son abandon suite à des problèmes

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Luis Alberto Hernando, un des grands favoris au titre // Photo: Albert Jorquera

 

Tòfol Castanyer (ESP-MALL/Salomon Etixx) – Le coureur du Salomon Etixx représente un cas semblable à celui d’Hernando : on ne le verra pas d’habitude dans les grandes distances mais il connaît bien l’UTMB. Non seulement il la connaît, mais la course le connaît lui aussi, depuis que lors de sa première participation il put décrocher une héroïque et épique deuxième position avec Iker Karrera. A son détriment, dire qu’il n’est pas habitué aux grandes distances mais par contre on peut dire en sa faveur qu’ il est très rapide, il a déjà savouré cette course et il a pratiquement consacré toute la saison à la préparation de ce rendez-vous à Chamonix. Par ailleurs, ce que j’admire de Tòfol, c’est sa façon méthodique et rigoureuse de planifier et préparer une saison. Grâce à son caractère, expérience et qualité, il s’agit d’un coureur à prendre en considération pour le revoir entre les trois premières places

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Tòfol Castanyer, à l’arrivée du UTMB avec Iker Karrera // Photo: Albert Jorquera

 

Rob Krar (USA) – Les coureurs américains montrent un rendement plus bas lorsqu’ils participent à des courses alpines en Europe. Cependant, il faut toujours surveiller de près le vainqueur de la Western States. Rob Krar débute à l’UTMB et sera l’un des grands animateurs et inconnus de cette édition. Le coureur de The North Face est très rapide et très habitué aux courses de grande distance, mais, s’adaptera-t’il au terrain montagneux? Il peut s’agir d’un des grandes révélations ou du moins animer la première moitié de la course, y imposant un rythme très fort. Cette année, en plus d’avoir gagné la Western States pour la deuxième fois consécutive, il a abandonné sur la Lake Sonoma 50, et s’est imposé dans la Canyons 100K.  (Rob Krar ne vas pas courir l’UTMB)

 

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Rob Krar, vainqueur de se deuxième consécutive // Foto: @irunfar

 

Sage Canaday (USA/Hoka One Team) – Un cas très semblable à celui de Rob Krar: coureur très rapide, certainement un des plus rapides de l’épreuve, et fiable dans des distances “moyennes” de 80 ou 100 kilomètres. Son rendement à l’UTMB représente un véritable mystère, mais il se prépare déjà depuis quelques semaines sur le terrain. Il faudra suivre ce coureur, très rapide et fort mentalement, de bien près. Cette année il a gagné la Speedgoat 50 frôlant le record, et a terminé le Marathon de Boston en…2h19’!!!, rapide, n’est-ce pas? 

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Sage Canaday, un des coureurs les plus rapides de la planète // Photo: Runners.es

 

Xavier Thevenard (FRA/Asics) – Le “roi de l’UTMB” et enfant gâté des supporters français. Ce n’est pas sans raison que c’est le seul à avoir gagné le CCC, le TDS (l’année dernière) et l’épreuve principale, en 2013. Il s’agit d’un coureur qui connaît la zone, le parcours, les temps qu’il doit afficher, et qui s’est pratiquement consacré à préparer cette course. S’il arrive au bon moment, il peut se révéler un des sérieux candidats pour le podium, voire même pour gagner la course.

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Xavier Thevenard, vainqueur du TDS en 2014 // Photo: Albert Jorquera

 

Gediminas Grinius (LIT/Inov-8) – Il a déjà donné un sérieux avertissement l’année dernière avec sa cinquième place à l’ UTMB et faisant preuve d’une force à prendre en compte. Cette année, Gediminas Grinius a montré de nouveau ses progrès en gagnant une dure et serrée Transgrancanaria. Maintenant le coureur lituanien rencontre l’Ultra-trail du Mont-Blanc comme d’habitude, en tant qu’un coureur quelconque, mais il est très fort mentalement, fiable et méthodique, et peut décrocher la victoire avec un peu de chance. 

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Gediminas Grinius, vainqueur de la Transgrancanaria 2015  // Foto: Albert Jorquera

 

Ryan Sandes (SAF/Salomon Running) – Le coureur sud-africain ne se trouve pas dans son meilleur moment: il a commencé la saison avec une infection glandulaire, ensuite il a dû abandonner sur la Transvulcania suite à des problèmes stomacaux, et une intoxication alimentaire l’a empêché de participer à la Western States. Cela étant, il s’agit d’un des coureurs les plus rapides de la planète et il faut le prendre en compte dans son premier UTMB, qu’il prépare déjà sur place depuis quelques semaines. L’an dernier il a déjà montré sa qualité en gagnant la Transgrancanaria et peut devenir un des grands animateurs de la course française, grâce à son intelligence.

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Ryan Sandes, avec Landie Greyling à La Palma // Photo: Albert Jorquera

 

Miguel Heras (ESP/Salomon Etixx) – Le plus grand espoir espagnol avec Tòfol et Luis Alberto. Malgré les lésions vécues l’année dernière qui l’ont empêché de courir l’UTMB, et la Transvulcania en 2015, ses progrès sont dès lors encourageants. Ses victoires au Grand Trail de Peñalara, au Championnat espagnol d’Ultratrail, et au récent Défi Somiedo donnent de l’optimisme sur cet homme, un des meilleurs coureurs de l’histoire et une sommité dans l’épreuve française. Sa première participation fût en 2009, et décrocha la deuxième place en 2013. S’il ne subit pas de problèmes physiques, le coureur de Béjar peut bien devenir un candidat au podium.

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Heras, deuxième dans l’UTMB en 2013 // Photo: Miguelheras.com

 

Sebastien Chaigneau (FRA/The North Face) – L’autre grand coureur français, très aimé à Chamonix et dans le parcours en général. Après presque un an éloigné à cause d’une lésion, il est revenu à la compétition avec le Marathon du Mont-Blanc de 80 kilomètres, se battant sans arrêt pour arriver parmi les 10 premiers, bien que encore loin du podium. Il faudra encore voir l’évolution en deux mois, d’un coureur qui est pure légende dans une course où il est arrivé deuxième derrière Kilian Jornet en 2009, et troisième en 2011.

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Seb Chaigneau, en juin 2015 au Mt. Blanc Marathon // Photo: Albert Jorquera

 

Julien Chorier (FRA/Hoka One Team) – Un autre coureur français à prendre en compte. Chorier est de la maison, il a de l’expérience dans cette course, il est habitué à sa distance, et en plus cette année il peut compter avec l’aide de son coéquipier de Hoka, Sage Canaday. En 2015 il a décroché la huitième place au The North Face 100 Australie y la sixième place à la Western States. C’est un coureur raisonnablement rapide,  avec une marque de 2h35’ au Marathon de Paris, mais qui améliore son rendement en longue distance. Il s’est fait connaître en 2009 en décrochant la troisième place à l’UTMB, et depuis, ses meilleurs résultats ont été quatrième place en 2010, lorsque l’épreuve fût annulée et reprise pendant la nuit, et sixième place en 2013.

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Julien Chorier, de l’équipe Hoka et Compressport // Photo: Ian Corless (@talkultra)

 

Franco Collé (ITA/Team Tecnica) – Un des coureurs de longue distance les plus durs et expérimentés du monde. Il faut toujours prendre en compte Franco Collé. Son palmarès est très étendu et se bat dans les courses les plus dures du monde, il suffit de dire que l’année dernière il gagna le Tor des Géants entouré de polémique, et fût deuxième au Matterhorn Xtrail ou Eiger Ultratrail. Il arrive cette année dans un bon moment, avec sa victoire au Licony Trail et deuxième place au Mont Blanc Marathon de 80 kilomètres. De plus, il connaît la zone à la perfection, ce qui nous fera penser qu’il pourra bien se retrouver dans les premières positions.

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Collé, exultant en décrochant sa 2ª place au Mt. Blanc Marathon // Photo: Albert Jorquera

D’autre noms à suivre de près:

En ce qui concerne les coureurs espagnols, nous parlons de Yeray Duran, Remi Queral ou Dani Garcia. Le coureur de l’île de Gran Canaria est resté trois semaines dans la région et arrive très motivé et plein de joie; Queral est un coureur qui se concentre sur des courses longues et qui reste dans les premières places et Dani García est en train de faire une saison spectaculaire, décrochant la deuxième place à la Transvulcania, lorsque personne ne l’avait pris en compte. Plus concrètement et parmi les catalans, bien surveiller David Coma, coureur qui arrive en grande forme après avoir remporté la Pierra Mente Été et l’Ultratrail Catllaràs; Gerard Morales, coureur de l’équipe Buff qui veut oublier le mauvais souvenir de son abandon en 2013 et Jordi Gamito, qui revient à Chamonix après sa cinquième place au TDS de 2014 plein d’envie de débuter dans l’épreuve reine afin de continuer à sommer dans la générale du Ultratrail World Tour. Concernant le reste de l’élite internationale, nommer Sondre Amdahl, un coureur norvégien qui n’a pas l’air de coureur, mais qui a obtenu une septième place à l’UTMB l’année dernière et qui a frôlé le podium à la Transgrancanaria; Carlos Sa, une vraie légende de l’ultrafond après avoir gagné des courses comme la Badwater Ultramarathon; Yoshikazu Hara, un coureur nippon très rapide qui est arrivé troisième à Tarawera; Fabien Antolinos, deuxième au récent championnat du monde d’Annecy et athlète français qui arrive en très bonne forme. Parmi les nord-américans on doive suivre John Tidd, qui a participé et terminé parmi les 20 premiers dans les trois derniers UTMB, David Laney et Jorge Maravilla.

Vous pouvez voir ici une présentation de la compétition féminine (espagnol)

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Así fue la ultra de la Marathon du Mont Blanc

La catalana Anna Comet logró una sufrida y meritoria segunda posición en la Marathon du Mont Blanc, la segunda prueba en la categoría ultra de las World Series de la Skyrunner International Federation, que tuvo lugar el viernes en Chamonix (Francia). La corredora del equipo Dynafit invirtió un tiempo de 12h54′, para completar la carrera de 80 kilómetros con 6.000 metros de desnivel positivo a lo largo del macizo del Mont Blanc. Los ganadores fueron el norteamericano Alex Nichols, con un tiempo de 10h31′, y la nepalí Mira Rai, en 12h32′.

Andy Symonds, Alex Nichols y Franco Colle Photo credit: Albert Jorquera

Andy Symonds, Alex Nichols y Franco Colle Photo credit: Albert Jorquera

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Anna Comet, Mira Rai y Hillary Allen Photo credit: Albert Jorquera

La carrera salía a las 4 de la mañana, en un ambiente muy diferente al del atestado UTMB, pero en la misma ubicación. Comet arrancó fuerte y con valentía, liderando la prueba desde el principio. Por detrás, solo Rai y la norteamericana Hillary Allen le podían seguir el ritmo, ya que la china Dong Li pronto quedó descolgada. La catalana mantuvo ventajas cortas, de entre 5 y 8 minutos, mientras por detrás Rai y Allen corrían juntas en su persecución.
La salida, a las 4 de la mañana Photo credit: Albert Jorquera

La salida, a las 4 de la mañana Photo credit: Albert Jorquera

Valió la pena levantarse a las tres de la mañana para estas vistas Photo credit: Albert Jorquera

Valió la pena levantarse a las tres de la mañana para estas vistas Photo credit: Albert Jorquera

En el Kilómetro 38, en la impresionante presa de Emosson, pude hablar con Anna y me comentó que “quizás había salido demasiado rápido”. Aún así, iba bastante fresca e intenté animarla. Allen y Rai llegaron cinco minutos después de ella, siempre muy juntas.
La presa de Emosson. Por ahí pasaron los corredores en el km. 38 Photo credit: Albert Jorquera

La presa de Emosson. Por ahí pasaron los corredores en el km. 38 Photo credit: Albert Jorquera

Hillary Allen y Mira Rai, corriendo siempre juntas Photo credit: Albert Jorquera

Con el paso de los kilómetros Comet empezó a sufrir el cansancio y los problemas intestinales. Se le notaba en la cara en el paso por La Tour (km 54), un sitio con unas vistas espectaculares, pero pese a ello llevaba ocho minutos sobre sus perseguidoras. Eso sí, a Rai la vi sonriendo, muy fresca e incluso saludando.
Anna Comet, bajando a La Tour Photo credit: Albert Jorquera

Anna Comet, bajando a La Tour Photo credit: Albert Jorquera

Mira Rai, bajando muy fresca Photo credit: Albert Jorquera

Mira Rai, bajando muy fresca Photo credit: Albert Jorquera

Pero Anna Comet peleó hasta que en el kilómetro 70 Mira Rai le dio caza en Montenvers. La corredora del Dynafit no pudo seguir el ritmo de la nepalí, que voló hacia la meta de Chamonix, pero aseguró una segunda posición que, combinada con el segundo lugar de Transvulcania, la dejan segunda en la general de las World Series.
Anna Comet, cansada pero contenta Photo credit: Albert Jorquera

Anna Comet, cansada pero contenta Photo credit: Albert Jorquera

En la categoría masculina la carrera fue rara y con muchas alternativas en la cabeza. Franco Colle, Andy Symonds, Alex Nichols y Mickael Passeron, al que penalizaron con una parada de 30 minutos por no llevar el material obligatorio, se alternaron en una carrera que arrancó a un ritmo bajo.
Franco Colle pasó líder por la presa de Emosson Photo credit: Albert Jorquera

Franco Colle pasó líder por la presa de Emosson Photo credit: Albert Jorquera

Colle pasó líder por Emosson, en el kilómetro 38, seguido de Nichols, Passeron, Symonds y Manuel Merillas, que llegó quinto. La mala noticia es que Pablo Villa, que estaba corriendo a buen ritmo entre los 10 primeros, sufría problemas en el diafragma y de cansancio y se retiraba junto a su compañero del equipo Salomon Yan Longfei, con dolores en el tobillo.
Manuel Merillas, pasando quinto por Emosson Photo credit: Albert Jorquera

Manuel Merillas, pasando quinto por Emosson Photo credit: Albert Jorquera

Nichols ya se situó primero en La Tour (km. 54), aunque la nota divertida fue encontrarnos ahí con Emelie Forsberg y Kilian Jornet haciendo fotos y animando a los sorprendidos corredores. Por detrás, Colle y Symonds andaban juntos y Merillas también se retiraría con problemas físicos. Destacar también a Seb Chaigneau, que volvía a competir tras una larga lesión y que, pese a verlo sufrir en mucho momentos, anduvo en el top-10 y aguantó hasta el final pese a descolgarse.
Un fotógrafo... sorprendente Photo credit: Greg Vollet

Un fotógrafo… sorprendente Photo credit: Greg Vollet

Finalmente, no hubo más cambios y Alex Nichols fue el ganador en Chamonix con un tiempo de 10h31′, sucediendo a Luis Alberto Hernando, seguido del italiano Franco Colle y del escocés Andy Symonds, que entraron en meta separados por pocos minutos.
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Alex Nichols, vencedor de la ultra de la Marathon du Mont Blanc Photo credit: Albert Jorquera

Podio español femenino en el Kilómetro Vertical
Por la tarde tuvo lugar el Kilómetro Vertical con una enorme afluencia de público y con la presencia de algunos de los mejores especialistas del mundo, entre ellos Kilian Jornet. En la categoría femenina el dominio estatal fue absoluto, ya que el triunfo se lo llevó la joven y prometedora Paula Cabrerizo, Laura Orgué fue segunda y Maite Maiora, tercera. La vencedora invirtió 41’11” para completar el exigente recorrido y demostró su excelente estado de forma tras proclamarse campeona de España de la especialidad y ser segunda en Zegama. Orgué, vigente campeona del mundo, fue segunda pese a bajar un minuto su marca del año anterior (41’29”) en un día en el que “no me tiraban las piernas” y Maite Maiora cerró el podio con 43’30”.
Laura Orgué, en pleno esfuerzo en el KV Photo credit: Albert Jorquera

Laura Orgué, en pleno esfuerzo en el KV Photo credit: Albert Jorquera

En categoría masculina Kilian Jornet, que el día antes había estado 24 horas seguidas corriendo para preparar la Hardrock, se lo tomó como un entreno más y llegó arriba sonriendo y saludando. Pese a ello, acabó en séptimo lugar de la general con 36’06” y vio como el ganador, François Gonon, batía su récord con un tiempo de 34’07”.
Kilian Jornet, sonriendo y saludando, acabó séptimo Photo credit: Albert Jorquera

Kilian Jornet, sonriendo y saludando, acabó séptimo Photo credit: Albert Jorquera

 

La Transgrancaria de las sorpresas

(Reproducción de la crónica publicada en Mundo Deportivo sobre la Transgrancanaria 2015. Fotos copyright: Albert Jorquera)

Ganó como se esperaba, pero no fue fácil. Núria Picas hizo valer su condición de campeona del mundo y vigente ganadora de la The North Face Transgrancanaria para ganar en la edición del 2015 con un tiempo de 16h53’27’’. Junto a ella, en los chicos se impuso de manera sorprendente el lituano Gediminas Grinius en 14h23’37’’ (nuevo récord) tras una carrera emocionante, con muchos abandonos y constantes cambios de posiciones.

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Al contrario que en los hombres, Picas empezó por detrás de Emilie Lecomte y Caroline Chaverot para situarse pronto líder con una ventaja de casi media hora sobre sus perseguidoras. Sin embargo, la catalana pagó su esfuerzo llegando muy mal a Teror, en el km. 60, y teniendo que hacer un esfuerzo titánico para gestionar su ventaja en los 65 kilómetros restantes. La corredora del equipo Buff tiró de experiencia y pundonor para acabar imponiéndose por 24’ a Caroline Chaverot, que aguantó la pugna con Lecomte. La china Li Dong fue tercera.

En el apartado masculino, la carrera fue un constante ‘tobogán’ con los abandonos tempranos de pesos pesados como Pau Bartoló, el grancanario e ídolo local Yeray Duran o Joe Grant. Por detrás, Aurelien Collet y Sondre Amdahl, noruego afincado en la isla, imprimían un ritmo muy fuerte que al principio solo siguieron los corredores de Salomon Running: Iker Karrera y Yan Longfei. El corredor chino llegó a dar caza y adelantar a Amdahl en el km. 60, pero se tuvo que retirar en el km. 82 con fuertes dolores de cabeza. Karrera pareció tomar su relevo, pero también abandonó en Tunte con dolores en el diafragma. Gediminas Grinius, por su parte, fue de menos a más, pero siempre con el grupo delantero, hasta ponerse segundo en el Roque Nublo y primero en el Pico de las Nieves con ventajas que rondaban los 7 minutos.

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Por detrás saltaba otra sorpresa: el semidesconocido Didrik Hermansen, un corredor básicamente de asfalto, asaltaba la segunda posición por delante de Antoine Guillon, Amdahl y Anton Krupicka, que peleaban en un escaso margen. Al final cruzó la meta segundo para sorpresa de muchos. El francés Guillón superó a Amdahl en el tramo final para hacerse con el tercer puesto, mientras que Krupicka se deshidrató en los últimos kilómetros para acabar sexto. Destacar la séptima posición de Remi Queral y la undécima del catalán Jordi Gamito, ambos del equipo Land.

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En la modalidad Advanced (83 km.), la primera carrera de la la Spain Ultra Cup Aml Sport HG, los ganadores fueron el joven catalán Pau Capell y Sonia Escuriola. En la Maratón (44 km.) los vencedores fueron David Mundina y Marta Escudero. En total, casi 3.000 corredores desafiaron la ventosa y fría noche grancanaria y el caluroso día hasta cruzar la deseada meta de Maspalomas. Por cierto, una de las más aplaudidas y fotografiadas fue Cristina Pedroche, la popular presentadora de televisión, que se estrenó en la prueba Starter.

Un Kilian Jornet de leyenda gana la Hardrock 100 y pulveriza su récord en 42′

¿Se imaginan una competición que Leo Messi quisiera jugar y no pudiera hacerlo porque no entra en el sorteo? Pues justo eso es lo que le había pasado a Kilian Jornet en los dos años anteriores con la Hardrock 100, una de las carreras más duras y emblemáticas de los Estados Unidos con sus 160 killómetros, 10.000 metros de desnivel positivo y una cima de 4.280. Por eso, la prueba que tiene lugar en Silverton (Colorado) aún no figuraba en el extenso palmarés del que ya es el mejor corredor de ultradistancia de la historia… hasta hoy. El corredor del Salomon International Team se ha impuesto con una autoridad insultante con un tiempo de 22h41′, con más de 2h30’ de ventaja sobre el segundo y, no contento con ello, ha batido en 42’ el récord de la prueba.

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Los que conocen a Jornet sabían que la Hardrock le hacía especial ilusión porque no la había corrido nunca y porque es mucho más ‘alpina’ que la mayoría de citas americanas, habitualmente más pisteras y planas. Sin embargo, su actuación a vuelto a asombrar a propios y extraños, liderando la carrera desde el principio y manejándola a su antojo. Desde ayer viernes a las dos del mediodía lo hemos podido ver sentado tranquilamente cambiándose los calcetines tras cruzar un río o asegurando que llevaba un ritmo “muy muy cómodo” en el primer cuarto del recorrido. Por entonces ya iba líder con algunos minutos de ventaja sobre Julien Chorier, seguido de Seb Chaigneau, que acabaría abandonando con una severa hipotermia. El catalán, avituallado por toda una campeona del mundo como Anna Frost, se lo pasó en grande con las tradiciones de la carrera, bebiendo incluso un poco de tequila y un sandwich en uno de los avituallamientos. Chorier seguía a su caza, varios minutos detrás, con la ayuda de un ‘pacer’ (un compañero que puede acompañarte y marcarte el ritmo), mientras Kilian cargaba con unos palos para superar el tremendo ascenso al Engineer’s Pass.

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La sorpresa relativa llegaba cuando Jornet y Chorier aparecían juntos en la milla 54 y parecía que había carrera, aunque uno de los responsables del avituallamiento del catalán explicaba que había esperado a Chorier porque “estaba cansado de ir solo”. A partir de ahí, sin embargo, empezó la verdadera carrera del corredor del Salomon. Su compañero de equipo Rickey Gates empezó a hacerle de liebre, pero pese a ir mucho más fresco, no pudo seguir su altísimo ritmo y lo acabó dejando. En el siguiente punto de control, en la milla 63, Jornet ya tenía 12 minutos sobre Chorier. A partir de ahí la diferencia se fue alargando de forma abismal y en la milla 72 ya estaba en 33’. A partir de ahí aumentó todavía más su ritmo con lo que sus tiempos se iban situando por debajo del récord de la prueba, pese a que él bromeaba en algunos puntos de control diciendo que “estoy corriendo rápido para mantenerme en calor, no para batir el récord”.

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Pero lo hizo. Batió el récord en 42’ minutos e inscribió su nombre en el selecto palmarés de la Hardrock 100, una de las pocas pruebas largas del mundo que aún no había ganado. Una gesta más para un corredor que está batiendo todos los registros con una aparente facilidad que resulta asombrosa.

(Fotos via @iRunFar)

Núria Picas vuela alrededor del Monte Fuji

La catalana Núria Picas se ha impuesto de manera sensacional en el Ultratrail Mount Fuji, quinta prueba puntuable para el Ultratrail World Tour y una de las más prestigiosas del continente asiático. La corredora del equipo Buff ha invertido 23h27’ para recorrer los 169 kilómetros con 9.370 metros de desnivel positivo alrededor del monte Fuji, una montaña sagrada e icónica para los japoneses. Picas, que ya se había impuesto en la Transgrancanaria, fue de menos a más y empezó por detrás de una Nathalie Mauclair que salió muy fuerte, pero fue recortándole distancias hasta atraparla. Durante la noche, a partir del kilómetro 81, en Kodomo-no-Kuni, la catalana tomó el mando y no lo abandonó, pese a pasar por algunos problemas entre el 120 y el 135. Finalmente Picas resisitió los ataques de Fernanda Maciel (The North Face), que fue segunda. La corredora del equipo Salomon Santiveri, Nerea Martínez, rozó el tercer puesto, pero acabó pagando sus problemas físicos en la recta final y entró en cuarta posición en 28h05’.

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En la categoría masculina hubo dominio del equipo Salomon Internacional, ya que François D’Haene se impuso con total autoridad en 19h09’, seguido de su compañero Ryan Sandes. Mike Foote (The North Face), fue tercero. El vasco Iker Karrera llegó a liderar los primeros 30 kilómetros de la prueba con D’Haene, pero tras perderse 10’ se vio relegado a la décima posición y acabó abandonando en el kilómetro 80 por problemas en su rodilla.

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El Ultratrail del Mount Fuji celebra este año su tercera edición pero ya consolidado entre las pruebas más prestigiosas del mundo y formando parte del Ultratrail World Tour, un circuito de carreras alrededor del mundo que quiere convertirse en la referencia internacional. Entre muchas de sus curiosidades, la primera edición de esta carrera se suspenció por el tsunami de Fukushima. Además, permite vivir peculiaridades propias del pueblo nipón, como ver participantes disfrazados de personajes de manga o bien comer los populares noodles (fideos) o incluso sushi en los avituallamientos.

(Photos credit: @irunfar)

BVG Trail di Garda: décimo en 6h11′

Vivir una Advanced Week con el equipo internacional de Salomon ha sido una experiencia que recordaré toda la vida. Infinidad de momentos únicos, de risas, de información recibida, de conocimientos adquiridos y, por encima de todo, gente que he conocido. El punto final a las numerosas actividades programadas era la posibilidad de participar en el BVG Trail Alto Garda, una carrera que se celebraba por primera vez este año y constaba de dos distancias, la de 77 km. y la de 44. Cuando me marché a Italia llevaba una semana parado por las molestias que estoy arrastrando en el pie derecho y tenía decidido que no iba a correr. Sin embargo, a lo largo de la semana me fui encontrando mejor y en el último momento la ilusión me pudo más que la cabeza. No todos los días puede uno correr con el equipo Salomon Internacional, pensé.

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El problema era que me faltaba la mitad del material obligatorio, así que fui pidiendo cual pordiosero a mis compañeros, que no se negaron a nada. Incluso Cameron Clayton me dejó una de sus camisetas S-Lab Sense, cosa que agradecí mucho con la calor que estaba haciendo en Italia. Los otros corredores que se animaron a correr fueron Thor Ludvigsen, un noruego muy poco conocido pero del que se va hablar mucho, la guapísima Landie Greyling, el divertido Gary Robbins y Greg Vollet, nuestro ‘capi’ del equipo que está en una grandísima forma. Todo el grupo y algunos acompañantes conducimos hasta Gargagno, donde se daría la salida del Trail de 44 Km. que subía de manera lineal bordeando el bello lago di Garda hasta Limone.

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Los momentos previos a la salida fueron espectaculares. La gente nos saludaba y animaba y a mi me parecía un sueño estar allí junto a aquellos corredores profesionales. Suerte que para calmar los nervios el equipo de vídeo nos hizo dar un par de vueltas por el puerto para grabar algunas imágenes de City Trail. Casi sin darnos cuenta se dio la salida y yo de entrada aguanté el ritmo de Cameron, Thor y Greg, puesto que sabía que empezábamos con una subida de casi 1.000 metros y no quería quedarme encerrado en algún tapón.

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Después de apeas 3-4 kilómetros Thor, Greg y Cameron tiraron con una fuerza espectacular y nos quedamos Gary y yo durante un tramo, en el que vimos aparecer un corredor italiano del equipo Tecnica que estaba detrás nuestro… por otro camino! El espabilado puso cara como de haberse equivocado, pero pegó un recorte en toda regla mientras Gary y yo nos mirábamos mosqueados. Al cabo de poco tiempo Gary también empezó a tirar como una mula y yo me quedé corriendo con Landie Greyling.

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La verdad es que llevábamos un ritmo muy bueno, andando poco y corriendo casi todas las subidas, pero hacia el km. 20 empecé a notar síntomas preocupantes. Por un lado, esta era la primera carrera que hacía con mis nuevas plantillas y ya notaba ciertas molestias en los talones y en los pies. Creo que derivado de esto, también notaba cargadas ciertas zonas de las piernas en las que no acostumbro a tener problemas. Esto, sumado a la intensa humedad que hacía y que apenas bebí sales minerales en los primeros 20 km., se tradujo en amagos de rampas.

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Llegué junto a Landie al avituallamiento del km. 23, la mitad de la carrera, clasificados entre los 10 primeros y con buenas sensaciones a nivel de piernas y cardiovascular. Allí encontramos a varios compañeros del equipo Salomon que nos animaron y ayudaron con el avituallamiento, con lo cual salí muy revitalizado. Había bebido mucho isotónico allí, pero a los 2-3 km. sufrí la primera rampa seria y tuve que parar y estirar un poco, diciéndole a Landie que tirara. A partir de ese momento pasé unos tramos en los que tenía diversos amagos de rampas y tuve que aflojar el ritmo e hidratarme bien. Paralelamente, las molestias en los talones por las plantillas iban aumentando, con lo que el ritmo acabó bajando significativamente. Decidí ser algo conservador y acabar, que forzar y arriesgarme a una retirada prematura.

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Con todo,  puedo asegurar que disfruté la carrera como un niño. La gente y voluntarios no paraban de animarnos e incluso los corredores de la carrera larga a los que adelantaba siempre tenían palabras como ‘bravo, mítico o complimenti’. Realmente, pude comprobar hasta qué punto llega la pasión por el trail de los italianos. Por todo ello, no dejé que el agobio por las molestias físicas me desanimara y seguí degustando la carrera hasta el final. Poco a poco nos fuimos acercando a Limone por tramos en los que ya habíamos entrenado, como el Monte Bertone, cuya bajada era algo técnica. En el último descenso, algo más fácil, ya iba muy tocado de pies y me pasó un corredor, pero en el tramo final volví a apretar y casi le doy caza. Al final llegué a Limone entre los 10 primeros y en un tiempo de 6h11′, a 25′ de Landie y a nada más y nada menos que 1h30′ del ganador, un Thor Ludvigsen que es poco conocido, pero que dará mucho que hablar.

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El resultado para mi es decente, teniendo en cuenta que eran 44 km. con 3.000 positivos pero es lo de menos en una carrera que recordaré toda la vida por la belleza de sus paisajes, el cariño de la gente y el sueño que supone poder estar con el equipo Salomon Running, aunque sea por unos momentos y siendo consciente que estoy a años luz de estas fieras. Al final, la vida es más cuestión de vivencias e ilusiones que de un tiempo concreto y una posición, y en este sentido lo que viví en Limone lo recordaré todo la vida.

 

Photo credits: Droz Photo, Jordi Saragossa, Giuliano Cavallo y Marion Victor. Thanks guys 😉

 

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Cavalls del Vent 2013: finisher en 16h21′ y puesto 119

Yo no tenía que hacer la Cavalls del Vent este año. Estando seleccionado para el Ultratrail del Mont Blanc la última semana de agosto, era evidente que tres semanas era demasiado poco margen de recuperación entre ambas carreras. Sin embargo, justo antes de acabar el plazo de inscripción, mi amigo Sergi Montes nos escribió a Jesús y a mi diciendo que nos apuntáramos en grupo, que no nos tocaría, pero que ya tendríamos puntos para el año que viene. Y tocó, claro.

foto còpia

El Mont Blanc me dejó más desgastado de lo que pensaba. Las dos primeras semanas iba agotado, pero lo peor fue el dolor de pies. Y días antes de Cavalls persistía. Los últimos días la mejora fue rápida, pero sabía que no llegaba a la prueba en perfectas condiciones. Aún así, tenía muchas ganas de hacerla porque íbamos los tres juntos, porque llevaba dos años intentando apuntarme y no me había tocado y porque este verano habíamos hecho dos veces el recorrido y es precioso, trail running en estado puro. Eso sí, iba a afrontar la carrera siendo un poco conservador y muy a la expectativa de como iba físicamente y, sobretodo, de pies. Lo que no quería bajo ningún concepto era sufrir alguna lesión grave.

Pese a todo esto, en la salida estaba muy tranquilo. Me encanta ese momento en el que miras a tu alrededor y ves las reacciones de la gente: hablando con el compañero, aullando como un animal, con la mirada completamente perdida, sonriendo como un niño… Suena la música de El Último Mohicano y el subidón es espectacular. De repente te ves corriendo entre una riada de gente por callejones estrechos, aunque la mayoría es educada y no hay empujones ni cosas raras. Los primeros 14 kilómetros son básicamente una subida hasta los 2.500 metros del Niu del Áliga, el techo de la prueba. Como hemos salido bastante atrás, apretamos un poco para enfilar bien la ascensión y vamos haciendo. Para mi gusto vamos un tanto rápido, pero como subo bien y no quiero perder a Sergi, aprieto para seguirle. Jesús se queda un poco rezagado atrás.

La subida es dura, pero incluso se me hace un poco corta hasta el Niu, donde saludo a Joan Solà, el director de Salomon en España, y veo que Sergi, que se había marchado un poco, está esperando. Miramos si vemos a Jesús y, como no viene, iniciamos la bajada que tiene unas vistas espectaculares. Allí voy muy conservador y me pasa bastante gente, algunos bajando como búfalos. La subida ha ido bien, pero al bajar empiezo a notar un leve dolor en la planta de los pies. Eso, unido a un terreno muy técnico, hace que tense mucho la musculatura y se me empiezan a agarrotar los cuádriceps. Vamos bien… Cada vez me cuesta más seguir a Sergi y llego al refugio del Serrat de les Esposes mal, bastante mal. Apenas llevamos 28 kilómetros y voy sin piernas y con los pies doloridos. No quiero que eso me sirva de excusa y, ni mucho menos, quiero abandonar, pero está claro que así no puedo afrontar más 70 kilómetros. Eso sí, le explico la situación a Sergi y le digo que tire, que él va mucho mejor, y que yo quiero ir a mi ritmo. Me dice que no hay problema, que no quiere ir solo y que tampoco quiere forzar. Eso me alivia, ya que no quiero retrasarle y a la vez es una gran ayuda moral ir con alguien.

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Trato de ser positivo y pensar que la cosa también puede ir a mejor. Me tomo un ibuprofeno, como un poco (hasta ahora no lo había hecho), bebo bien (hace mucha calor) y salimos. En ese punto de pájara mental, me encuentro a un chico con síndrome de Down al inicio de la subida. Está saludando a los corredores y cuando me acerco para chocarle la mano me dice con claridad alucinante ‘vinga, anima aquesta cara, ets una màquina!’. Su familia y y nos miramos y empezamos a reir a carcajadas a la vez que trato de contener alguna lagrimilla de emoción que se me escapa. Son esos pequeños-grandes detalles de una carrera que te hacen sentir especial y que te dan fuerzas para seguir adelante. Hay muchísima gente que no para de animarte por todo el recorrido, el ambiente es espectacular, y solo por eso vale la pena seguir. Entre esto, el ibuprofeno, la comida y lo que sea, empiezo a recuperarme y a bajar mejor. El último tramo de pista hasta Bellver, con un terreno más agradable, me permite correr bastante y rápido, lo que acaba de animarme. Allí hay la gran parada y mucha gente esperando, entre ellos Ricard Belaskoain, de Vilanova, que nos ayuda a coger la comida y a cambiar de mochila, ya que a partir de las cinco de la tarde el material obligatorio aumenta y nosotros habíamos salido con lo mínimo.

Mientras comemos aparece Jesús, así que salimos de Bellver reagrupados. Estamos en el kilómetro 40 y nos viene una subida suave, pero larga, hacia Cortals y luego un tramo que me da mucho respeto hacia Prats de Aguiló. Yo voy bien y hago la subida a ritmo e incluso corriendo detrás de Sergi, pero Jesús va con rampas y vuelve a quedarse. Hasta el primer refugio todo va perfecto, pero al salir hay una subida muy dura en la que me vengo abajo. De golpe me siento vacío y tengo que parar un par de veces de subir de puro agotamiento. No lo entiendo, eso no me pasó ni en los peores momentos del Mont Blanc. Este tramo de 12 kilómetros, además, es muy largo y estamos al mediodía, con un sol de justicia. Me quedo sin agua pese a ir racionando y Sergi tiene que esperarme bastante rato un par de veces. Trato de pasar el mal trago e ir corriendo cuando encuentro fuerzas, pero voy muy muy justo, incluso con sueño. Finalmente aparece el refugio y le digo a Sergi que yo allí tengo que parar un buen rato, sentarme, comer mucho, beber mucho y rehacerme, o no puedo seguir.

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La sensación es rara. No quiero retirarme, pero está claro que en esas condiciones no puedo seguir 40 km. Decido hacer como antes: comer y ver qué pasa. Tomo de todo: otro ibuprofeno, magnesio líquido, un gel de cafeína, muchísima fruta, incluso gominolas… Y lo cierto es que cuando arranco, me encuentro con fuerzas otra vez y los pies han mejorado. Viene el temido pas dels Gosolans, una subida de casi 1.000 metros positivos, que hago a buen ritmo y animado, porque sé que una vez arriba, llanearemos unos kilómetros y luego bajaremos por pistas hasta el refugio Lluís Estassen, ya en el kilómetro 70. No fue mi mejor subida y Sergi me tuvo que esperar un poco, pero la superé bien y empezamos a bajar juntos a un ritmo cada vez mejor. Veo que de piernas voy muy bien, de pies aceptable y cuando llegamos a la pista empezamos a apretar y adelantar a bastante gente. La sensación es brutal, corriendo de esta manera en el km. 70. Me siento corredor otra vez.

Llegamos a Estassen bien y aún de día, uno de nuestros objetivos al inicio de la carrera. Allí vuelve a estar Ricard, que me dice que coma, pero voy lleno del refugio anterior, así que casi no paramos y enfilamos hacia el Gresolet. La bajada al principio es un poco complicada con raíces y piedras, pero luego se puede hacer bien y voy siguiendo a Sergi sin problemas. Llegamos rápidamente al refugio. Ya estamos en el quilómetro 75, sigue habiendo luz y ahora sé positivamente que no me voy a retirar, que mejor o peor, pero voy a acabar. El siguiente tramo hasta Sant Martí también baja bastante, aunque es más largo, y nos lanzamos a una bajada que disfruto bastante porque vamos a ritmo, pero que me castiga mucho la planta de los pies. En los últimos 2-3 kilómetros se está haciendo de noche y apretamos para llegar al refugio con luz, lo cual supone un golpeteo brutal para las articulaciones, pero conseguimos llegar al límite de que se nos acabe la luz.

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Allí paramos un poco, comemos algo, nos tapamos porque empieza a hacer frío y salimos… sin los frontales! Le digo a Sergi que me de el mío que está en la bolsa y él se da cuenta que tampoco lleva puesto el suyo, que lo tiene en la mochila. Vaya empanada colectiva! Toca una subida de cinco kilómetros que empieza por els Empedrats, un tramo precioso de día que cruza varios trozos con mucha agua, pero algo complicado y resbaladizo de noche. Aún así, hacemos el primer trozo a muy buen ritmo. Yo me siento con fuerzas, aunque el tramo es larguísimo y en los últimos dos kilómetros se hace interminable. Llego al refugio bastante cansado y con gran dolor de pies. Me tomo un ibuprofeno, pero sé que ya no me va a servir de nada, y sin parar demasiado afrontamos los últimos 12 quilómetros. El primer tramo de bajada es muy pedregoso y supone un suplicio para mis pies. Me da rabia, porque de piernas voy muy bien, pero los apoyos son terribles. Con todo, esta vez no me quejo o me cabreo como en el Mont Blanc, porque ya sabía que venía aquí tocado y esto podía pasar. Es una especie de estoica resignación. Cuando encuentro un tramo limpio de camino puedo correr muy bien y disfruto. La sensación de estar corriendo de noche y tras 94 kilómetros te hace sentir realmente bien, pese a todo el cansancio y dolor acumulado. Otra vez la típica montaña rusa de sensaciones.

La lástima son los pies, los dichosos pies. De apoyar mal se me ha hecho una gran llaga en la planta izquierda, pero prefiero ese dolor al otro, al de las ‘almohadillas’ en las que parece que tenga clavada dos espinas cada vez que impacto con el suelo. Finalmente llegamos a la carretera, a un 5 kilómetros de Bagà, en la que me espera Sergi. Le digo que voy fatal e incluso correr por asfalto ya me resulta muy doloroso, pero a la vez pienso que el hecho de tenerle y que en tantos momentos hayamos ido juntos ha hecho la carrera muchísimo más llevadera mentalmente. Para colmo de males, tras dos kilómetros nos vuelve a meter con un caminito: no, más piedras no, por favor! Pero sigo. Qué remedio. Sigo resoplando y gritando como un animal por momentos, aunque a la vez estoy saboreando la carrera y que ya lo tenemos. Es de locos. Finalmente entramos en Bagà. Son las 11 y poco de la noche y aún hay mucha gente que nos anima y aplaude. Cruzamos la meta juntos y nos abrazamos. No es una explosión de alegría, pero estoy satisfecho y contento: hemos hecho el tiempo previsto (16h21′), una posición digna (133 al llegar, 119 en las clasificaciones porque hay gente a la que parece ser que han descalificado) y he acabado una carrera que por momentos no vi muy clara.

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Saludo a Mauri, Edu, Biel de Salomon, gente magnífica que me han animado durante la carrera, y nos hacemos la foto de finishers mientras esperamos a Jesús, que llegará una hora y media después de nosotros. Por mi parte, sensaciones ambivalentes. Un poco triste por el tema pies y no haber podido hacerlo algo mejor, pero muy contento por lo vivido, por hacer la carrera con un amigo de la infancia, por el ambientazo, por los paisajes y por haber acabado otra de las carreras más duras del mundo. Y ahora qué, me pregunta mucha gente. Ahora, a descansar un poco 😉

Ultratrail del Mont Blanc 2013: sueño cumplido en 33h13′

No es la carrera más larga, ni la más dura, pero probablemente la The North Face Ultratrail del Mont Blanc (UTMB) es la prueba de trail running más emblemática del mundo, aquella que casi todo corredor sueña con hacer y acabar por lo menos una vez en la vida. Y es que, para estar en la línea de salida, cada participante debe acreditar como mínimo haber acabado tres carreras de larga distancia el año anterior y, además, ser uno de los 2.469 afortunados de entre los 10.000 solicitantes de media que suele haber anualmente. Una vez aceptado tendrá por delante una exigente vuelta completa al macizo del Mont Blanc, con un total de 170 kilómetros y un desnivel positivo de 10.000 metros pasando por tres países. Eso es, por poner algunos ejemplos cercanos, como completar cuatro maratones de Barcelona seguidas (sin contar el desnivel de subida), subir una altura superior al Everest o bien completar dos vueltas seguidas a la Cavalls del Vent.

Yo llegaba a la prueba preparado, pero muy prudente ante el reto de correr una distancia mucho más larga de lo que había hecho hasta ahora (los 112 kilómetros del Ultra Mític de Andorra el año pasado). Mi único objetivo era acabarla y, si podía ser, no adentrarme mucho en la segunda noche, por lo que debía rondar las 30-35 horas, pero sin que ello pusiera en riesgo el objetivo número uno: ser finisher. Por motivos de faena y familiares no pude viajar a Chamonix hasta el día anterior, aunque por suerte pude hacerlo con mi amigo de la infancia y compañero de entrenos Sergio Montes. El jueves nos levantamos a las 5,30 de la mañana, nos pegamos ocho horas de coche y por la tarde estuvimos andando y asistimos al Café & consejos de Salomon con Miguel Heras, por lo que a las 9 de la noche me metía en la cama completamente muerto.  El viernes, las horas pasan rápidamente hasta las cuatro y media de la tarde, un día y una hora que muchos hemos tenido grabada a fuego en la cabeza durante días e incontables horas de entreno. La clásica fanfarria de Vangelis suena en la plaza de Chamonix, completamente atestada de gente, y la larga serpiente de corredores se pone en marcha en pos de un sueño: los primeros espadas saliendo a toda velocidad y los atletas populares que van por atrás andando casi un kilómetro y empapándose del ambiente y de los ánimos de la gente.

UTMB 2013

Los primeros kilómetros de la UTMB son una especie de paseo triunfal por el valle y por diversas localidades como Les Houches, Saint Gervais, Les Contamines o Notre Dame de la Gorge. Con una única subida al Delevret, el paso por los pueblos permite a los corredores disfrutar de los ánimos de miles de personas, sobretodo niños, que te miran con admiración o no paran de gritarte cosas como ‘Bravo’, ‘Allez’, ‘Courage’ o ‘bonne course’. Yo, sin embargo, vivo una de las experiencias más angustiosas de mi vida. Durante todo el día he tenido una sensación rara, como de cansancio y sueño, y cuando salgo, pese a ir a un ritmo cómodo, me voy encontrando mal. Tengo el estómago removido y cada vez me noto menos las piernas. Me digo que es imposible estar tan cansado con solo 10 kilómetros y que debe ser nervioso, pero no logro salir del bucle y empiezo a temer por un fracaso estrepitoso. Pruebo todas las tácticas mentales de las que dispongo, trato de relajarme y de disfrutar del ambiente y en la subida a la estación del Delevret una pequeña y bonita niña francesa pone la mano para que se la choque con una mirada de ilusión. Eso me encanta, así que me acerco y lo hago y al momento me doy cuenta de una cosa: estoy sonriendo por primera vez desde que ha arrancado la carrera (antes sí que me había reído, y mucho con un participante japonés… disfrazado de mono!).

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El cambio es radical. El paso por los otros pueblos me permite seguir chocando las manos con un montón de niños, de sonreír y de agradecer a todos aquellos que me animan. El cuerpo empieza a funcionar con normalidad. Tras 40 kilómetros muy asequibles, sin embargo, se hace de noche y la carrera se revela en toda su crudeza. Se pasa de las multitudes a la soledad absoluta e iniciamos tres largos y duros ascensos hasta el Col du Bonhomme (2.443 metros), el Col de la Seigne (2.516) y l’Aréte Mont Favre (2.435) en una parte que dicen que es de las más bonitas de la carrera. Sin embargo, nosotros, sumidos en una negra y fría noche, apenas vemos más allá del óvalo de luz de nuestros frontales y debemos poner los cinco sentidos en unas subidas exigentes y unas bajadas que pueden convertirse en trampas para articulaciones y tobillos. Ésta es una de mis obsesiones: no hacerme daño en las bajadas y no arriesgar. En la primera bajada, sin embargo, me empiezan a pasar corredores que van muy rápidos y trato de seguirlos un poco. Resultado: una torcedura dolorosa del tobillo derecho y una caída en la que casi parto uno de mis palos. Me cabreo conmigo mismo por no prestar atención a lo planeado anteriormente y aún arriesgo menos en las bajadas, tratando de apretar en las subidas.

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Con el paso de la noche la UTMB entra en Italia buscando el primer gran hito de la carrera: Courmayeur (km 77). Antes, en un avituallamiento me dan una bebida isotónica que parece mucho más densa que las otras, pero no le presto atención. Un rato después empiezo a encontrarme fatal, con una bola en la barriga, justo en el momento en el que toca bajar y puedo correr. El movimiento agrava mi malestar y acabo parando y vomitando a un lado del camino. Perfecto. Nunca me había pasado esto en una carrera y ahora me pasa a más de 90 kilómetros de la meta! Logro hacer los últimos tres de bajada por un camino tortuoso, serpenteante y lleno de polvo, y entro en Courmayeur, un punto en el que pueden venirte a asistir familiares y puedes recoger la bolsa con ropa y comida que has dejado en la salida. Yo, sin embargo, no tengo asistencia, entro y no me dan la bolsa, tengo que volver atrás a buscarla, y debo hacer bastante mala cara, porque una chica catalana que está esperando a su novio que está en la enfermería se ofrece a ayudarme. Se lo agradezco, pero lentamente voy haciendo. Me cambio parte de la ropa mojada, los calcetines y subo al pabellón a comer alguna cosa. El problema es que no me apetece absolutamente nada. Mi plan de avituallamiento, que comprendía hacer una comida fuerte allí, ha saltado por los aires. Perfecto otra vez.

Decido alimentarme con caldo y beber el máximo de agua posible para evitar deshidratarme, pero nada de pasta (energía), sales minerales (para las rampas) o café (para el sueño). Por ahora todo eso es secundario a cambio de recuperar el estómago. Lo apasionante de este tipo de carreras es precisamente esto: saber que te van a pasar todo tipo de cosas imprevistas y que debes ir gestionándolas. En este sentido, el UTMB es una inmensa aventura en le que uno debe ir afrontando los múltiples problemas que se le van a ir apareciendo con la mayor calma y autoconfianza posible.

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Una salida relajada para asentar el estómago por las vacías calles de Courmayeur da paso al inmediato ascenso de 800 metros positivos hacia el refugio Bertone, uno de los más emblemáticos del mundo, junto al Bonatti, bautizado así en honor al mítico escalador y alpinista transalpino. El tramo entre los dos bucólicos refugios de montaña llanea bastante y permite a los corredores disfrutar de una vistas sobrecogedoras y terriblemente bellas de las Grandes Jorasses, los colosos nevados que están al lado del Mont Blanc. En este tramo oigo a un chico catalán de Igualada por detrás que ve mi bandera en el cuello y empieza a hablarme. Recuerdo que le doy las gracias porque llevo unas 14 horas encerrado en mi mismo y ese rato que hablamos me permite evadirme un poco. Eso, unido a la belleza del paisaje, que ya es de día y que el estómago se me va asentando, me anima bastante. Me siento un privilegiado por estar allí. Tras pasar por el avituallamiento de Arnuva (km. 95) nos toca afrontar la cima de la prueba: un tortuoso ascenso de 900 metros hasta los 2.537 del Grand Col Ferret. Ahí es donde Miguel Heras, por ejemplo, sufrirá un pequeño bajón que le llevará a ceder el primer puesto de la prueba al finalmente ganador, el joven francés Xavier Thevenard.

Para el resto de los mortales, la carrera está más allá de clasificaciones, tiempos o competir con los otros. La única lucha es contra uno mismo y contra el duro recorrido, por lo que impera la camaradería con los compañeros que uno se va cruzando en el camino. Es habitual ver parar a un corredor parar a preguntar a otro si necesita asistencia o prestarse a compartir geles, barritas energéticas o apósitos si a otro le hace falta. Con todo, las horas y el cansancio (más de 24 ya sin dormir y unas 18-19 en carrera) empiezan a hacer mella y la mayoría de participantes vamos bastante taciturnos y sin muchas ganas de hablar. Coronar el Grand Col Ferret supone llegar al punto psicológico de los 100 kilómetros, pero exige un desgaste físico terrible en un sábado por la mañana en el que empieza a hacer calor. Personalmente no me asustan las subidas: como soy bastante potente de piernas, marco un ritmo regular e intento no pararme para que no se haga muy largo, pero ciertamente el Col Ferret te lleva al límite. Por el camino adelanto a bastantes participantes fundidos o sentados en un piedra y en la cima hay una decena estirados recuperando fuerzas antes de iniciar con las piernas y sobretodo los pies doloridos un exigente descenso de 5 kilómetros hasta el avituallamiento de la Fouly, que parece que no llegue nunca.

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Una vez allí, paro para reponer fuerzas y trato de comer algo, porque llevo horas a base de caldo, pero apenas puedo probar bocado sólido. Vaya tela. Así que salida hacia Champex-Lac, ya en la parte Suiza del trazado y segundo hito del camino, ya que se permite la asistencia familiar. Este tramo es de apenas 14 quilómetros y sin desnivel, pero el cansancio empieza a pasar mucha factura. En contrapartida, podemos disfrutar de la pintoresca belleza de los pueblos de los alpes suizos, unas maravillosas casitas de madera que parecen de juguete en medio de prados verdes. La tranquilidad y la paz son absolutas, aunque todos sus habitantes sin excepción, cruzan palabras de ánimo o aplausos con cada corredor, ya sea desde sus casas, sus jardines o las mesas en las que están comiendo. La única ‘trampa’ de este tramo es una complicada y angustiosa subida de 400 metros hasta Champex Lac, una preciosa localidad con un enorme lago en el que hay un montón de gente tomando el sol, haciendo un pícnic o siguiendo la carrera. Se hace larga, pero al final llego al avituallamiento, en el que puedo comer alguna cosa sólida y algún trozo de barrita.

La salida de Champex es igualmente bella y al principio agradable, con tramos llanos bordeando un río en los que corro bastante. Este tramo, hasta Trient, no tiene grandes desniveles a parte de subir al Col Bovine a casi 2.000 metros, pero la ascensión es muy larga y tendida y presenta complicaciones como la de ver el camino bloqueado por un grupo de vacas, que no quieren ceder su puesto de privilegio y te obligan a subir campo a través. La otra gran dificultad son los 17 kilómetros de distancia hasta Trient, que en condiciones normales serían un paseo, pero con el cansancio acumulado se convierten en eternos. La subida la hago más o menos bien, pero en la bajada los pies me matan y el terreno es bastante pedregoso y técnico. Los noto hinchados y, por no pisar donde me duele, acabo corriendo mal y llagándome. La bajada es bastante agónica y se me hace muy muy larga. Llego a Trient hecho polvo y lo primero que hago es quitarme las bambas para que se deshinchen los pies, me tomo un ibuprofeno, cojo algo de comida, ahora sí, y me siento 15 minutos a comer, revisar el trazado y el planteamiento de la carrera. Yo había intentado en todo momento no hacer apenas segunda noche y ya veo que no podrá ser, así que decido asegurar el tiro, parar y reponer fuerzas en los dos avituallamientos que quedan y estar muy atento a las bajadas.

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Estamos en el kilómetro 139 y ahora mismo afronto un tramo de 10 hasta Vallorcine, en el que subes cinco quilómetros y bajas otros cinco y como, curiosidad, pasas la frontera entre Suiza y Francia en la que la organización avisa que te pueden pedir el DNI. Me digo mentalmente que casi lo tengo, que la subida voy a ir a ritmo, pese a que los palos me han llagado las manos (vaya drama) y que solo tengo que acabar la bajada sin lesionarme para quedarme a 19 kilómetros de la meta. Ascender el Catogne, a 2027 metros, es ya una empresa titánica, aunque se logra con paciencia y la ayuda de los bastones, pero afrontar la bajada con el dolor en las plantas de los pies terrible es poco más que un calvario. Por suerte, ésta no es tan técnica como la anterior y permite correr algo más.

Aún así, ya vuelve a ser de noche, la temperatura baja y el sueño provoca confusiones de los sentidos, sombras que parecen personas e incluso alguna que otra alucinación, como un presunto frontal tirado en el camino que cuando me agacho a coger descubro que es… una piedra. En el primer momento me entra la risa, pero luego me digo que no haga el tonto, a ver si me voy a despeñar cuando sea noche cerrada. Como no he tomado café en todo el día, la sensación de sueño es terrible. Por momentos parece que flotas y que hay una especie de distancia entre lo que ven tus sentidos y procesa tu cabeza. En Vallorcine vuelvo a quitarme las bambas, a coger algo de comida y me tomo un gel de cafeína para el sueño, arriesgando con el estómago, pero pensando que ya queda poco. El último tramo es básicamente una ascensión de 9 kilómetros a la Téte aux vents, la imponente cima que queda a la derecha de Chamonix en Les Aigulles Rouges, y bajar al pueblo. Los primeros quilómetros son planos y se puede correr (o trotar), pero los últimos 4-5 son una ascensión tremenda a 2130 metros que acaba con las escasas fuerzas de más de uno. Las vistas deben ser espectaculares, pero es noche cerrada y no veo nada más allá del camino. Los primeros dos quilómetros de bajada son terriblemente técnicos, con mucha piedra y saltos, y acaban de destrozar las piernas ya muy doloridas y los pies. Hay momentos en los que parece que tenga espinas clavadas en la planta, me duele tanto que tengo ganas de llorar y decido tomarme otro ibuprofeno. Por momentos te sientes como si la carrera te estuviera tendiendo una última trampa e incluso te cabreas y murmuras barbaridades en voz baja. Pero no me rindo. Paso a paso voy saltando con la ayuda de los palos y pensando en llegar a la Flegere, el último control de paso. Una vez allí sabes que lo tienes, que has podido con este monstruo.

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Quedan siete quilómetros de pistas y senderos en los que cada uno deja ir sus emociones como puede o sabe. Personalmente, empiezo a correr cada vez más rápido y la adrenalina hace que desaparezca por un momento todo el dolor y tensión acumulados. Después de muchas bajadas asegurando y sin arriesgar, en esta me dejo ir, salto y disfruto como un niño pequeño. Adelanto a un chico que va hablando solo en catalán, al parecer con su madre ya muerta, otro que me mira con los ojos llorosos y un tercero con la cara desencajada de dolor. Me cruzo con una persona que me dice algo y me ciega con el frontal y le respondo ‘merci’. Cuando ya he pasado oigo ‘Albert?’, me paro y digo ‘Sergi?’ y me responde ‘qué haces corriendo?’, jajaja. Vaya diálogo! Le digo que voy bien, que los pies ya no me duelen tanto y puedo correr. Me va contando lo que queda y recuerdo que me quejo del terreno y del dolor, pero estoy muy contento de tenerlo allí conmigo y de poder correr con relativa facilidad. Cruzo Chamonix semidesierto a la 1,40 de la mañana para parar el crono en 33h13′. Aún así, todas las personas con las que me cruzo y voluntarios me felicitan y me aplauden. En la recta de meta recuerdo que abro los brazos y sonrío. Estoy contento, obviamente, pero no tengo la explosión de alegría que tuve en la Transvulcania, por ejemplo. Me fundo en un sentido abrazo con Sergi y le ofrezco la mano al chico que ha llegado delante de mi, que me abraza emocionado.

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Personalmente, sé que he cumplido mi sueño y he superado el mayor reto deportivo de mi vida, pero he sufrido tanto que en ese momento no lo acabo de disfrutar. Soy consciente que con el tiempo lo valoraré en su justa medida y me quedaré con las muchas cosas buenas que he vivido. Lo volvería a hacer? Ahora mismo diría que no o, si lo hiciera, sería en otras condiciones: preparándolo más, entrenando tramos, viajando antes a Chamonix…. Pero eso es muy complicado. Y ahora qué? Pues dentro de apenas dos semanas la Cavalls de Vent y en el horizonte la ilusión de participar algún día en la Western States, la carrera más prestigiosa de Estados Unidos, de 170 km. Es muy difícil, porque apenas hay 400 participantes cada año, pero también lo era el Mont Blanc y ya ha caído, no?

Julien Chorier gana la Ronda dels Cims de la Andorra Ultra Trail Vallnord 2013

El francés Julien Chorier ha sido el claro ganador de la Ronda dels Cims, la prueba reina de la Andorra Ultra Trail Vallnord, equiparable por distancia y dureza al Ultratrail del Montblanc (171 quilómetros y más de 12.000 metros de desnivel positivo). El corredor del Team Salomon ha dominado por completo la prueba y, con un tiempo de 28h40′, ha pulverizado el récord de un recorrido que este año ha perdido desnivel por la nieve acumulada en algunos puntos, pero que sigue siendo uno de los más duros y exigentes de Europa.

Fotos de Ian Corless (iancorless.org)

Fotos de Ian Corless (iancorless.org)

Chorier, gran candidato a ganar también el Montblanc, ha liderado desde el principio la prueba que arrancó el viernes por la mañana de Ordino, seguido muy de cerca por el andorrano Xavier Teixidó, que ha apostado muy fuerte de entrada y lo ha acabado pagando. El francés del Salomon ha ido ampliando claramente las diferencias respecto al resto de perseguidores, mientras que por detrás Teixidó abandonaba en les Bordes d’Envalira, a 30 quilómetros de la meta, y Kenichi Yamamoto hacía una carrera muy inteligente, de menos a más. El japonés ha superado en el tramo final a un Matt Cooper que casi toda la carrera ha andado entre los tres primeros y ha acabado cruzando la meta de Ordino en tercer lugar, a 13 minutos de Yamamoto.
Foto de Ian Corless (Talkultra.com)
Cabe destacar que la gran cantidad de nieve acumulada este año en las cimas del Principado obligó a modificar parte del recorrido, especialmente la subida al Comapedrosa, y ha complicado mucho la prueba, aumentando notablemente el número ya de por si alto de abandonos. Algunos de los nombres destacados que no han podido acabar son el andorrano Marc Llucià, Terry Conway o Nerea Martínez, la corredora del Salomon Spain que pretendía revalidar su título de la Ronda dels Cims. En la categoría femenina, la italiana Francesca Canepa ha sido la gran dominadora de la prueba y se ha impuesto en 36h18′. La gran sorpresa ha saltado en la segunda posición, en la que la catalana Olga Mankó ha hecho un sensacional tercio final de carrera y ha superado a otro de los ‘pesos pesados’, la francesa Emilie Lecomte, que ha llegado a liderar la carrera en su tramo inicial y que lo ha pasado mal al final.
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En el Ultra Mític, el segundo en importancia y distancia (110 km. y +8.200) metros, el triunfo ha sido también para un francés, Sébastien Bruffard, que se ha impuesto en 18h11′ entrando junto a Óscar Pérez, el ganador de la Ronda del 2012. En el Celestrail, también clara victoria de Emanuel Ripoche en 10h04′, y en el Trail de 35 km. Marc y Óscar Casals entraron al unísono en 3h57′.

Volta a la Cerdanya 2013 – 19º en 6h31′

La Volta a la Cerdanya Trail (87 km) suponía mi tercera prueba de la temporada y la última de la primera parte integrada por Ultratrail Barcelona y Transvulcania. A esta carrera acudía ‘obligado’ como participante en el Projecte Summit de Emma Roca, un estudio pionero y que pretende analizar los efectos de las ultramaratones sobre el cuerpo y las características peculiares que podemos tener algunos de los participantes en estas pruebas.

Perfil-VCT

Por todo ello, estaba citado el viernes en el Hospital Transfronterer de Puigcerdà para realizar algunos estudios como la bioimpedancia, mediciones de materia grasa, peso y altura, un ecocardiograma o un electrocardiograma, que se sumaban a los análisis de sangre, saliva y orina que ya me habían realizado anteriormente en Cardia de Girona. Las pruebas duraron una hora y media y como curiosidad me fui con un montón de marcas en los puntos en los que debían volver a medirme la materia grasa tras la carrera.

 foto còpia

El sábado amaneció tapado, desayunamos y junto a Jesús Tenor fuimos a Martinet, de donde la VCT partía a las 8 de la mañana. Justo antes de llegar empezó a llover levemente, lluvia que se mantuvo hasta instantes antes de la salida, en la que decidí quitarme el impermeable. Al contrario que en otras carreras, en los primeros quilómetros la gente salió tranquila y yo, casi sin apretar, me vi entre los 10 primeros, cosa que no me hacía mucha gracia. En la primera subida hasta el Estana no fui con el gas a fondo, pero iba corriendo en la mayoría de tramos y, aún así, me pasó bastante gente que subía fuerte.

Ya desde entonces empezó una lluvia constante que dejó el camino muy muy enfangado y en algunos tramos complicado. Aún así, me sorprendió gratamente ver que el terreno era muy asequible, con subidas que se podían correr en su mayoría de tramos y bajadas no excesivamente técnicas o por pista. Había que cruzar algunos ríos y muchos prados y en general disfruté mucho de un trazado y unas condiciones muy diferentes al suelo pedregoso y árido por el que suelo entrenar.

Llegando al primer avituallamiento, sobre el quilómetro ocho, empezó a llover copiosamente y empecé a tener frío, así que me puse el chubasquero. Aunque no tenía apenas sed, bebí un poco de agua y empecé una larga bajada hasta Bastanist tras la cual me paré unos instantes a quitarme el chubasquero y a esperar a Jesús, que se había rezagado un poco en la primera subida. Me sorprendió ver que en ese corto espacio de gente me pasó mucha gente y que parecía muy muy fuerte, aunque supongo que es normal teniendo en cuenta que corrían la prueba varios corredores semiprofesionales o de gran nivel, como Toti Bes.

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Tras contactar con Jesús iniciamos una larga subida que hicimos casi toda corriendo, pero en la nos seguía adelantando gente, y una intensa bajada hasta Nas, más o menos ya en el quilómetro 25. pese a la intensa lluvia que no cesaba, algunos ratos de frío y el barro, íbamos corriendo muy rápido y con una media de tiempo mucho mejor de la prevista (poco más de 2h45′), pero por contrapartida ese ritmo me castigaba bastante muscularmente. Finalmente llegamos al primer gran avituallamiento, el de Bellver en el km. 33, en el que apenas nos paramos. Cuando estábamos saliendo, nos llaman los de la organización y nos comunican que… la carrera se acaba en Alp!

Tras un primer momento de decepción, lo asumimos con resignación e imaginamos que, con este tiempo, la subida al Cap de Comella (2.000 metros) debe estar muy complicada. Curiosamente, tras salir de Bellver para la lluvia y el tiempo mejora un poco. Nos queda una subida en la que, ésta vez sí, tenemos que andar y puedo recuperarme un poco muscularmente, y hacemos un buen tramo con la primera chica, Olga Mankó, que va muy muy bien. Como suele pasarme en carrera, ya no nos pasa casi nadie y somos nosotros los que vamos adelantando esporádicamente a algunos corredores, aunque imagino que vamos lejos de la cabeza y de los 10 primeros.

Coronamos Font-freda, larga bajada hasta Riu, un bonito pueblo en el que tengo unos parientes lejanos que no veo desde la infancia, y antes un avituallamiento en el que no saben asegurarnos si la carrera acaba en Alp o recortan un trozo. Personalmente, no me quiero hacer a la idea de que se acaba antes para no vaciarme y llevarme un golpe moral importante. Tras una pequeña subida, llegamos a Prats, donde nos confirman que la carrera termina en Alp. Nos encontramos en aquel momento en el que yo empiezo a carburar y pillamos un buen ritmo y seguimos adelantando a gente. Muscularmente voy muy bien, excepto unas ligeras molestias en la espalda, y como sólo quedan cinco quilómetros no bebemos ni comemos. Error.

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El último tramo hasta Alp es plano y lo hacemos muy muy rápido, dándolo todo y bajando de 5′ el quilómetro en algunos puntos. La verdad es que sufro un poco en los quilómetros finales por la velocidad de Jesús y llegamos al 57 en 6h31′ y en la posición 19. Cuando entro en el pabellón, ya me están esperando, me pinchan para sacar sangre y medir el lactato y, sin tiempo para recuperar, estirar, comer ni beber, me suben en un conche de la organización y hacia el hospital, donde me repiten las pruebas del viernes más un análisis de sangre, lactato y recuperación con Compex. Pese a la evidente incomodidad, estar muerto de sed, hambre y lleno de barro, excepcional el trato de la gente del Summit y la amabilidad de los médicos y voluntarios. De momento no tenemos resultados, pero como curiosidad sí que sé que perdí dos quilos respecto al viernes y que el corazón me funciona muy bien.

Personalmente, contento por la experiencia global, por formar parte del proyecto Summit y por nuestra carrera, en la que íbamos muy por debajo de las previsiones de tiempo. Creo que en el tramo final hubiéramos recuperado alguna posición más, pero aún así creo que es una clasificación bastante digna, teniendo en cuenta que en algunos tramos nos esperamos mutuamente y que había un nivel bastante alto de competidores. Creo que la VCT es una prueba muy bonita, bien organizada y con un gran marcaje, aunque fue una decepción que cortaran antes de tiempo. Luego en frío creo que podríamos haber seguido, pero que la organización tiene que pensar en los corredores que van delante, pero sobretodo los de detrás, y que la seguridad va ante todo, por lo que nada que reprochar. Al final, un gran entreno de 57 quilómetros por un entorno precioso y que nos puso a prueba con la lluvia y el barro, pero que nos hizo disfrutar mucho.

Aquí tenéis una cronología via twitter oficial de la VCUF y comentarios de lo que fue pasando el fin de semana.